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Animation de Strasbourg - 1er avril 2008 - Lycée Rostand
Une première fois reportée, l'animation au lycée Rostand a permis de rencontrer une trentaine de personnes, essentiellement des enseignants du lycée. Etaient également présents des associations s'occupant du handicap et des parents d'élèves.
Vue du lycée Rostand
Repères
Le programme
Compte-rendu
L’action s’est déroulée en fin de journée, à partir de 18h, dans les « préfas » du département SMS.
Débutant à 18h 10, nous avons quitté la salle à 21h 10. L’ensemble des collègues présents a été très attentif et la plupart d’entre eux est restée jusqu’au terme des présentations (20h30), certains restant ensuite pour échanger avec les intervenants. A signaler que la dernière partie du programme n’a pas été abordée (les nouveaux outils TIC dans l’Education) mais divers exemples illustrant des usages pédagogiques autour des PDA, des chariots mobiles et autres ont été abordés durant les différentes présentations
Après l’accueil réalisé par Annie, Sébastien a présenté l’association notamment à travers des éléments visuels : le diaporama proposé et sa présentation orale ont permis de montrer très concrètement ce que sont nos diverses actions, orientées sur le terrain. La phase de transition avec Fabienne a permis à certains de poser quelques questions, par exemple autour des projets que nous menons avec des élèves handicapés (CLIS à Joyeuse, UPI à Lyon, usages avec intégration d’élèves en milieu ordinaire ici ou là comme le fait Annie avec un élève dysphasique ou encore Eric avec un élève dyslexique et d’autres encore).
Fabienne a présenté différents usages autour du tableau blanc. Elle a montré comment, au fil du temps, elle s’est appropriée l’outil. Elle est donc partie d’usages basiques réalisés dans sa discipline afin de montrer, progressivement, diverses astuces permettant de capter l’attention des élèves, de les faire participer, de les motiver.
Puis elle est passée à des exemples tirés d’autres disciplines. Elle a ainsi montré comment il est possible d’avoir toute la mémoire de son cours, comment il est possible de découper l’observation et les temps de l’analyse d’un document, permettant alors à un élève en difficulté de bien mémoriser les étapes du travail effectué en classe afin de mieux comprendre la démarche et obtenir ainsi de meilleurs résultats aux évaluations. Elle a montré combien il est facile, en deux clics de stylet, de réaliser une vignette que l’élève devra ensuite placée par simple glisser-déposer sur une carte afin de nommer un lieu. Elle a présenté une œuvre d’art (un tableau) et, en jouant sur la transparence puis sur un outil particulier (le masque), elle a montré comment l’attention des élèves pouvait être portée sur un élément particulier du tableau. Des exemples clairs qui trouvent des applications dans tous les champs disciplinaires.
Nous sommes passés à l’intervention d’Annie qui a montré les usages qu’elle met en œuvre avec son Tablet. Elle a ce matériel depuis le mois d’octobre 2007 et l’utilise en classe depuis novembre. Elle a donc expliqué comment elle travaille avec au quotidien, insistant sur le fait qu’elle ne quitte plus ce matériel. Elle a ainsi acheté un sac à dos pour le transporter et a divisé par trois le poids du matériel qu’elle emmenait avec elle, auparavant, au lycée. Mais il n’y a pas que cela. Lors de ses longues journées de cours, elle ne ressent plus la fatigue de la même façon. Le fait de se « poser » sur son Tablet lui permet de conserver, en fin de journée, la même énergie que le matin. Deux atouts qui sont, pour la première fois, évoqués, depuis que l’on parle de ce matériel dans nos rencontres.
Annie débute par un diaporama qui permet de découvrir les caractéristiques matérielles du Tablet. Puis elle bascule l’image de son Tablet sur l’écran de projection. A travers divers exemples concrets, principalement réalisés sur le Journal Windows et PowerPoint grâce auquel, notamment, elle organise les informations sous forme de schémas qu’elle construit elle-même avec les SmartArts, elle nous montre comment elle a su exploiter les possibilités de l’encre numérique.
Ses usages sont très variés. Ils sont d’abord pour ses besoins personnels et professionnels, par exemple lorsqu’elle assiste à un stage. Elle effectue donc de la prise de notes, bien évidemment (texte, schémas, dessins…) mais surtout, elle met en évidence qu’il peut être aisé de revenir ultérieurement dessus. Cela permet ainsi de réorganiser les notes saisies tout en les complétant par des données nouvelles issues de lectures ou d’informations récoltées ici ou là, par exemple sur le web.
En classe, elle a organisé ses fichiers pour assurer le suivi de l’évaluation des élèves qu’elle gère notamment par l’usage de codes couleurs. Codes couleurs que l’on retrouve lors d’activités de classe et qu’elle a mis en application pour aider son élève handicapé. Cette aide s’avère particulièrement efficace durant les cours pour cet élève mais aussi pour l’ensemble de la classe. Cet aspect est évidemment important puisqu’il intègre davantage et réduit la sensation de handicap. Annie poursuit avec l’évocation d’autres usages orientés autour de la situation des élèves handicapés. Elle indique cependant qu’il lui faut encore passer du temps pour mettre en œuvre des solutions adaptées à chacun d’eux. Les collègues écoutent, posent quelques rares questions.
Enfin, elle nous livre les aspects positifs et négatifs nés de sa pratique du Tablet PC en mettant en évidence certains aspects observés en classe et principalement l’amélioration de l’attention de ses élèves mais aussi, pour elle, une meilleure gestion de son temps et donc de sa progression